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THAING c'est quoi ?

Thaing

Depuis le milieu du XXe siècle, au Myanmar le terme thaing désigne les arts martiaux birmans.

► Définition :
Aujourd’hui, le terme "thaing" s’accorde à désigner les arts de combat de la Birmanie dont les origines dateraient de plus de 4500 ans. Ils descendent, d’une part, des techniques guerrières, prisent dans leur vocation primitive sur le champ de bataille, résultat d’une longue évolution historique et dont on a retenu les règles et les principes d’entraînement. D’autre part, il est le fruit de la réflexion de moines dans le besoin de se défendre et de s’entretenir physiquement, méthodes utilitaires devenant peu à peu des arts martiaux rituels.

► Historique et développement :
D’un point de vue ethnique, il doit sa richesse technique aux peuplades dispersées dans des jungles épaisses, tels les Nungs et les Rawangs dont l’animal vénéré est le sanglier ; les Nagas, adorateurs du singe noir, du tigre et du sanglier ; les Marus adorateurs du tigre ; les Was et leur culte pour le cerf ; les Karens (Kayins) dont l’animal vénéré est le buffle ; les Shans, dont les techniques de combat sont influencées par les pratiques chinoises. Ces peuplades ont développé chacune leurs propres méthodes de combat, calquées très souvent sur le comportement animal. De nombreuses spécificités se retrouvent dans le « travail à mains nues » (bando) et dans le « maniement des armes » (banshay). Techniques réalistes, sobres et efficaces, elles conduisent à des pratiques ludiques, tel que la lutte birmane (naban) codifiée au IXe siècle et la célèbre boxe birmane (lethwei), règlementée au XIe siècle.

Parallèlement aux pratiques des différentes ethnies, les moines birmans ont développé des méthodes axées sur les concepts d’autodéfense et de non-violence. Elles affichent de fortes valeurs humaines et sociales, tels, le respect des autres, l’équilibre personnel, l’harmonie avec les proches et avec l’environnement.

Chez les moines, du IIIe siècle, le terme "thaing" signifie « autodiscipline », « autodéveloppement » et « autoréalisation ». Au XIIe siècle, il signifie « self-défense » et « autoprotection ». Au XXe siècle, on lui accorde la notion de « système de self-défense ». Le « th » est prononcé soit avec la langue entre les dents, comme le « th » de l’anglais thing, prononcé avec la langue entre les dents, soit comme un « t » aspiré (ex. : « thaing », self-défense). Le « aing » est prononcé comme dans l’allemand « mein ».

► Le thaing aujourd'hui :
Balayage sur une attaque en coup de pied en ligne haute (forme de type « félin »)
Balayage sur une attaque en coup de pied en ligne haute (forme de type « félin »)

Aujourd’hui, le thaing est un « système martial » et non un « art martial ». C’est-à-dire un complexe de combat regroupant différentes pratiques martiales originaires de Birmanie avec ou sans armes. Il est plus généralement connu sous l'appellation générique de « bando ». En effet, le pratiquant de Thaing aborde le travail à mains nues (bando), la lutte au corps à corps (naban), le maniement des armes (banshay), le pugilat (lethwei), les formes internes - techniques énergétiques et de développement mental - (minzin), le système du moine (pongyi thaing), le yoga birman (bando-yoga : développement corporel)], les soins de l’esprit et les soins du corps (massages et traitement par les plantes).

Aujourd’hui, le terme "thaing" est associé à de nombreux courants de pratique en Birmanie, d’où son appellation de « Système Thaing ». Ainsi trouve t-on en Birmanie, de nombreuses écoles aux pratiques diverses et spécifiques, ce qui fait la richesse du Thaing. Nous trouvons :

- le « style shan » (Shan thaing), style martial influencé par la culture chinoise
- le « style du serpent » (Neganadai thaing)
- l’« école du chemin opposé » (Pyompya thaing) où prédomine les techniques circulaires et des formes animales comme le singe, le scorpion, la panthère, le buffle et le cobra. C’est un style très proche des pratiques chinoises. Il utilise des stratégies surprenantes et rares ; tels des blocages circulaires et des coups de poing mélangés avec des saisies
- le « style royal » (Nan twin thaing), etc.

Mais le plus pratiqué dans le monde est le hanthawaddy-thaing. Ce dernier rassemble les pratiques recensées après la seconde guerre mondiale, par un groupe d’experts soucieux de préserver les arts de combat du pays, dont le meneur fut Ba Than (Gyi), alors Directeur des Sports au Ministère de l’Education. L’ambassadeur de ce courant pour l’occident, n’est autre que le fils de dernier, Maung Gyi expatrié aux États-Unis depuis 1959.