Consultez les horaires du magasin en cliquant ici :  FUJI SPORT PERPIGNAN

LA BOXE c'est quoi ?

Boxe anglaise

La Boxe anglaise est un sport de combat dans lequel deux adversaires, de poids similaires, se rencontrent sur un ring, munis de gants afin de limiter le risque de coupure, et s'échangent des coups de poings, portés au visage et au buste. Le combat est divisé en intervalle de temps, les rounds, séparés par une minute de repos annoncé par une cloche.
Que ce soit en boxe Olympique ou professionnelle, les combattants, ou boxeurs, tentent d'éviter les coups de poings de leur adversaire tout en essayant de les toucher. Des points sont attribués à chaque coup considéré comme net, puissant et précis. A la fin du combat, le boxeur ayant le plus de points est déclaré vainqueur.
La victoire peut également être atteinte si un combattant met son adversaire hors de combat (par knockout ou KO), c’est-à-dire dans l'incapacité de se relever et de reprendre le combat après le compte de 10 secondes de l'arbitre. Un combattant est également déclaré vainqueur si son adversaire blessé ne peut continuer le combat (KO technique ou TKO).

La boxe anglaise est aussi appelée le « noble art ». Elle est la descendante directe du pugilat.


► Histoire :
La boxe apparaît au XVIIIe siècle, les matchs étaient alors organisés par des parieurs qui prirent comme modèle le pugilat. Elle est à l'époque peu réglementée et est pratiquée à mains nues.
Le premier grand champion de boxe à mains nues fut le maître d'armes James Figg, son élève Brougthon (1704 - 1789) gagna près de 400 combats jusqu'au jour où il tua accidentellement son adversaire. Traumatisé, il codifia les règles de la boxe avec l'aide du marquis de Queensberry et rendit obligatoire le port de gants de protection. La boxe anglaise était née mais cohabita encore plusieurs années avec les règles de la boxe à mains nues.

► L'avènement des règles :
Les règles du marquis de Queensberry, rédigées en 1867, ont mis l'accent sur l'agilité plutôt que sur la force. Ces nouvelles règles interdisaient le combat à mains nues, le corps à corps, l'étouffement, les coups lorsque l'adversaire est impuissant et le combat au finish. Les rencontres sont divisées en rounds de trois minutes, espacées d'un temps de repos d'une minute. Un participant perd le match s'il reste au sol plus de dix secondes, allongé ou en appui sur un genou. Ces règles stipulent également que les matches doivent avoir lieu dans un ring de 7,30 m de côté. Le dernier champion poids lourd à mains nues fut l'américain John L. Sullivan, en 1889.
C'est en 1900 que Louis Lerda, de retour des États-Unis, tente d'implanter la boxe anglaise en France. Le premier combat à lieu à la salle Wagram à Paris et, le 15 février 1903, la Fédération Française des Sociétés de Boxe est créée par quatre jeunes pratiquants (Albert Bourdariat, Frantz Reichel, Van Rosose et Paul Rousseau).
La boxe anglaise comprend différentes sections que sont la boxe amateur, professionnelle et éducative. La boxe anglaise est le seul type de boxe reconnu par le Comité International Olympique. Si l'on rencontre des compétitions amateurs et professionnelles, seuls les amateurs sont autorisés à combattre aux Jeux Olympiques.

Les combats sont tenus par deux hommes (ou femmes) qui s'affrontent sur un ring avec puissance. Ils ont l'obligation de porter des gants, une chaussure sans pointe ni talon, une culotte à mi-cuisse, une coquille protectrice, un protège-dents. Les boxeurs amateurs doivent obligatoirement porter un casque protecteur et un maillot léger sans manche.
La boxe anglaise professionnelle n'est pas fédérée par un organe unique mais par de nombreuses fédérations, ce qui n'est pas le cas de la boxe dite amateur. Les professionnels hommes doivent être torse nu alors que les amateurs doivent porter un débardeur et un casque.


 

Boxe francaise

La boxe française est un style de boxe dérivé de la savate et de la boxe anglaise. Les coups peuvent être portés avec les poings et les pieds. D'abord utilisée dans les combats de rues, la boxe française fut codifiée vers 1820 par Michel Casseux. Populaire au XIXe siècle, ce sport a été éclipsé après la Première Guerre mondiale par la boxe anglaise.
Il se pratique en combat de trois reprises de deux minutes. Les coups de pied sont le fouetté, le jeté direct et le balancé (six catégories : le fouetté, le revers fouetté, le chassé, le revers balancé, le revers groupé, le coup de pied bas). Les coups de poing sont le jeté direct et le balancé (quatre catégories : le direct, le crochet, l'uppercut et le swing). Les frappes de revers de la main, les coups au bas-ventre et à la nuque sont interdits.

Le renouveau de la boxe française dans les années 1960 a conduit à la création de plusieurs fédérations. La Fédération nationale de boxe française, créée en 1973, regroupe environ 25 000 licenciés. Une Fédération internationale de boxe française existe depuis 1983.


 

Boxe thailandaise

Le Sillapa Muay Thaï, Muay Thaï (thaï : มวยไทย), parfois appelé Boxe thaïlandaise est un art martial créé pour les militaires au XVIe siècle.

Aujourd'hui, la boxe thaïlandaise est pratiquée dans le monde entier par des personnes de tous âges, et de tous niveaux. Cet art, dit dangereux, est tiré des pratiques martiales ancestrales, notamment dans ce qu’on appelle en Occident le muay-boran (boxe traditionnelle) et du Krabi krabong (pratique avec les armes) qui, tout comme la boxe thaïlandaise, nécessite des aptitudes physiques telles que la souplesse, les réflexes, la puissance et la force, mais aussi des aptitudes mentales comme la volonté, le courage et le respect.

Le muay thaï est donc un descendant du muay-boran. Dans ce dernier on trouve plusieurs styles issus du régionalisme et de certaines pratiques martiales traditionnelles (notamment pour quelques unes elles sont inspirées du comportement animal). Parmi les styles les plus connus, on trouve :

le muay-chaiya (style du Sud), ce style du XIXe siècle ou muay giow, met l’accent sur la vivacité d’esprit afin de trouver des stratégies efficaces. La posture est anguleuse, la défense est privilégiée et les techniques de coudes et genoux sont particulièrement marquées. On utilise des techniques issues des animaux (tigre…).
le muay-korat (Est et Nord-est), privilégie un travail en force, telles les techniques de buffle
le muay-lopburi (région centrale), l’accent est mis sur une gestuelle intelligente (travail sur les variations de trajectoire et les feintes d’arme)
le muay-thasao (Nord), les techniques consistent à prendre de vitesse l’opposant
et les styles thématiques tel les techniques du singe blanc hanuman.

À propos du muay-boran, il y a une expression qui énonce les principaux styles selon la formule : « Le poing puissant du Korat, l’esprit du Lopburi, la posture du Chaiya et la vitesse du Thasao » (thaï : หมัดหนักโคราช ฉลาดลพบุรี ท่าดีไชยา เร็วกว่าท่าเสา). Ces pratiques non compétitives de l'art thaïlandais sont regroupées (en Thaïlande) dans le vocable mae mai muay thaï .

La pratique de la boxe thaïlandaise est considérée comme sport national en Thaïlande. De nombreux petits clubs d'entraînement (appelés camps) parsèment le pays et accueillent les jeunes garçons à partir de sept ans. Les combats importants sont régulièrement retransmis tous les samedis et dimanches par les chaînes de télévision. Les deux stadiums les plus connus de Bangkok, où se déroulent les combats sont le Lumpinee et le Rajadamnoen. Ces endroits sont connus dans le monde entier et sont considérés comme la référence en Muay Thaï. Le Lumpinee est situé sur Rama IV Road, proche du Lumpinee park et le Rajadamnoen est situé sur Rajadamnoen Nok Road en face du quartier général de l'armée royale thaïlandaise. Chez les professionnels, le combat se déroule en 5 rounds de trois minutes. Il est précédé par une danse rituelle : le Ram Muay durant laquelle le Nak Muay (boxeur) porte le Mongkon (bande de tissu autour de la tête pour manifester le respect à son entraîneur et pour optimiser sa perception mentale), qui est composé de gestes codifiés exécutés par les deux adversaires individuellement et qui sont propres à chaque école ou style. Un petit orchestre composé d'un tambour, d'une cymbale et d'une flûte nasillarde, rythme les rounds. Les coups autorisés sont les suivants : coups de poing, de coude, de genou et de pied. Les corps-à-corps peuvent durer et sont l'occasion de coups de genou, ils peuvent se terminer par une projection de l'adversaire ou être interrompus par l'arbitre. L'usage des coups de coude est rare lors de la plupart des combats de boxe thaïlandaise hors Thaïlande ; cela pour ses raisons de dangerosité. Les coups de pied circulaires sont souvent délivré avec le tibia. Ces derniers les plus usités peuvent être considérés comme les « coups de base » du boxeur thaïlandais.

Les télévisions du monde entier retransmettent les grands combats de Muay Thaï en Thaïlande et au Japon particulièrement le spectaculaire tournoi du K-1 (kick-boxing japonais) avec ses 20 000 spectateurs et ses bourses de plus de 200 000$. Cette forme déguisée de Muay Thaï a été influencée également par de nombreuses pratiques du Sud-est asiatique, notamment par la boxe birmane (lethwei) et la boxe laotienne cousines du Muay Thaï.

► Historique :
En 1411, à la mort du roi Sen Muang Ma, ses deux fils Ki et Fang voulurent s'emparer du pouvoir. Comme leurs armées respectives n'arrivaient pas à se départager sur un champ de bataille, ils décidèrent de régler leur conflit par un duel. Chaque camp choisit son meilleur boxeur. Finalement, l'homme de Fang fut battu, et Ki monta sur le trône. La technique de combat de son « boxeur » fit école…

La légende raconte qu'en 1767, en pleine guerre birmano-thaïlandaise, Naï Khanom Tom, soldat et boxeur fut prisonnier du camp adverse et opposé à dix champions birmans qu'il mit KO. Devenu héros national, les Thaïlandais lui rendent hommage chaque année à l'occasion de la "Nuit des boxeurs".

Au XVIe siècle, le Muay Thaï faisait partie de l'entraînement militaire. Il atteignit son plus haut degré de popularité au début du XVIIIe siècle, sous le règne de Pra Chao Sua, "le Roi Tigre". C'était le passe-temps favori de la population ; chaque village organisait des combats régulièrement. Le roi, qui était un boxeur de première force s'amusait à défier les champions locaux ! À l'époque les combattants protégeaient leurs poings en se bandant les mains avec du crin de cheval. Plus tard, le crin fut remplacé par des bandes de coton maintenues avec de la glu. On se servait de coquillages ou d'écorces d'arbres, comme coquille ! Parfois, avec l'accord des deux boxeurs, des morceaux de verre pouvaient être amalgamés dans la glue des bandages.

À cette époque, les combats se déroulaient sans catégories de poids ni de limite de temps.

Considérée comme dangereuse, voire mortelle, la boxe thaïlandaise fut interdite en 1921. Puis, vers 1930, elle réapparut en adoptant les règles de compétition et les techniques de poings de la boxe anglaise (gants, ring, etc.). Le développement du tourisme en Thaïlande la fit découvrir aux Occidentaux. Elle est là-bas un enjeu social considérable pour la jeunesse. Les combats se déroulent selon un rituel fascinant. Les boxeurs, avant de combattre, se mettent à genoux et prient. Et tout le match se déroule sur un fond musical joué « en direct » par une petite formation de musiciens thaïs.

Le Muay Thaï est une des plus anciennes des trois disciplines pieds-poings héritées des techniques asiatiques (avec la boxe birmane et la boxe laotienne). Elle s'est d'abord répandue en Hollande puis est venue très vite en France concurrencer le full-contact dans sa version «garantie d'origine» et dans sa version japonaise, le kick-boxing japonais.

Utilisant huit armes (deux poings, deux pieds, deux genoux et deux coudes), le Muay Thaï est surtout un sport très complet. Il suppose une très grande vigilance car le coup peut venir de partout. Les saisies permettent au boxeur thaï de temporiser. Quant aux projections, elles n'apportent pas de points, elles sont seulement le moyen de sortir d'un corps-à-corps (indépendamment de leur impact psychologique).

Avec la célèbre boxe birmane (bama lethwei), elle a la réputation d'être la plus violente des cinq disciplines pieds-poings - opinion qui n'est pas partagée par les pratiquants eux-mêmes, qui estiment que toute technique peut faire l’objet de contrôle. On lui reproche surtout de répandre l'idée que tous les coups sont permis. Roger Paschy, un des pionniers de ce sport en France en parle ainsi : « (...) La boxe Thaï (Muay Thaï) ne peut être un sport que les gens qualifient à tort et à travers de sport de voyou. Il nécessite beaucoup de volonté et d'assiduité. Mais, comme dans toute activité sportive, le professeur a un rôle fondamental dans la formation de l'élève. L'état d'esprit de l'enseignant aura une influence considérable sur le disciple ».

Sport national et véritable industrie, le Muay Thaï fait vivre environ 200 000 personnes, boxeurs, entraîneurs, commerçants, etc. Cette gigantesque affaire commerciale est gérée par deux organisations composées de promoteurs, qui organisent des combats tous les jours. Le Lumpini, le stade le plus prestigieux et le plus typique est géré par l'armée, tandis que le Radjadammoen, plus moderne situé dans les quartiers chics de Bangkok, est sous la tutelle du gouvernement. Le nombre de pratiquants est évalué à 100 000 et chaque semaine des centaines de combats ont lieu à travers le pays.

► Poids :
Un médecin exécutera un contrôle physique général qui permettra au boxeur (ou a la boxeuse) de faire ses combats ou assauts (version light-contact).
Les opérations de pesée s'effectuent en présence de l'adversaire et de ses assistants, et se déroulent au moins 4 heures avant la rencontre.

► Round :
Les matchs officiels comptent 5 reprises de 3 minutes avec 2 minutes de repos entre chaque round en Thaïlande (voire quelquefois, 1 minute 30 de repos en Europe). Mais en France cela dépend de la « classe » dans la quelle le pratiquant (Nak Muay) évolue. Les "classes" vont de « «D » » à « A » pour les seniors (20 ans et plus).


 

Full contact

Cette forme de boxe pieds-poings (B.P.P.) est appelée kickboxing à l'étranger (notamment "kickboxing sans low-kick"), excepté en France. Par conséquent, on ne trouvera pas cette discipline sportive sur Wikipedia en Anglais et encore moins "boxe américaine" qui est un appellation purement française de la fin des années 1970. Néanmoins, certaines fédérations internationales de boxes pieds-poings utilisent cette expression pour la distinguer du Kick-boxing avec low-kicks et coups de genou. Ce qui est le cas pour les organismes plus importants : la WKA (World Karate Association), l’ISKA (International Sport Kickboxing Association) et la WAKO (World Association of KickBoxing Organizations).
En france (Seulement) : Un(e) pratiquant(e) de Full-contact s'appelle un fulleur (au féminin, fulleuse).
ATTENTION : en France, depuis les années 1990, une structure organise la gestion de la discipline jumelle (et quasiment identique) appelée Boxe américaine, la Fédération de Boxe Américaine (FBA-DA). A savoir que depuis janvier 2007, la Fédération Française de Full-contact (FFFC-DA), suite à une délégation de service public rendue par un arrêté ministériel, est officiellement responsable de cette discipline.

► Historique :
Appelé également boxe américaine en France depuis 1978 selon des directives ministérielles, de son nom d'origine le full-contact karaté est un sport de combat issu d'un mode de compétition de type boxe avec les pieds et les poings. Cette forme d'affrontement autorise comme son nom l'indique la frappe de plein-contact. Il est né dans un contexte où les compétitions d'arts martiaux (notamment le karaté sportif) nécessitaient un contrôle de la percussion. Il a été influencé par des tournois arts martiaux des années 1960 (Karaté, Kempo, etc) et de boxes pieds-poings implantées aux États-Unis (Boxe birmane ou Bando kickboxing et la Boxe thaïlandaise ou Muay thaï). Le full-contact va donc être le lieu d'un approfondissement de la frappe « plein-impact » et, alors que les techniques étaient issues du karaté, les techniques de poings vont bientôt englober la spécificité de la boxe anglaise. De la même manière l'utilisation de protections en matériau expansé pour pieds et poings va laisser place à des gants de boxe plus épais (sur la demande de l'acteur de cinéma des années 1970, Bruce Lee, Jhoon Rhee invente des protections pour le « semi-contact » et le « full-contact ». Ce dernier est le pionnier du Karaté Coréen aux États-Unis et entraîneur du champion de karaté et de full-contact des années 1970, Jeff Smith).

► Réglementation :
Comme tout sport, le full-contact est défini par une réglementation qui fixe ses modalités d'action et ainsi en détermine la spécificité. Les boxeurs utilisent leurs poings selon les modalités de la boxe anglaise et ne peuvent donc frapper qu'au dessus de la ceinture. Les techniques de jambe sont elles aussi interdites sous la ceinture (les low-kicks) mais les balayages sur le chausson en mousse restent possibles. C'est ce qui donne à la boxe américaine sa spécificité puisqu'elle interdit un travail de frappe dans les jambes et nécessite la capacité constante à porter des techniques de jambe au dessus de la ligne des hanches. Ces contraintes réglementaires en font une discipline ayant une stratégie spécifique du point de vue sportif.
Le nom de "boxe américaine" en Europe regroupe en fait trois disciplines : Tout d'abord le "full contact" (plein-impact) qui respecte les règles décrites plus haut. Ensuite le light-contact qui reprend les règles du full-contact mais où la puissance des coups doit impérativement être maîtrisée. Le K.O y est interdit, c'est la technique contrôlée qui est privilégiée et le vainqueur est celui qui a atteint le plus grand nombre de cibles. Enfin le semi-contact ou "points-fighting", qui ressemble beaucoup plus au karaté sportif. Les adversaires se font face et doivent toucher l'autre pour marquer des points. Le nombre de points varie selon l'endroit qui a été atteint. À chaque fois qu'un point a été marqué, le duel est arrêté et l'arbitre annonce les touches réussies.

► Technique :
Les coups de poing sont repris de la boxe anglaise, les coups de pied sont identiques à ceux des arts martiaux et peuvent être portés sur la tête et le buste.


 

Kick boxing

Le kick boxing désigne à la fois l'ensemble disciplines de combat utilisant les pieds et les poings et particulièrement une des boxes pieds-poings (B.P.P.) développée par les Japonais dès les années 1950, ou kick-boxing japonais et par les américains dés les années 1960, ou kick-boxing américain.

Un combattant de kick-boxing se nomme "kick-boxeur" (au féminin "kick-boxeuse). À ne pas confondre avec un "kickeur" qui à contrario de "boxeur" est un combattant qui utilise essentiellement des techniques de jambe. Le terme "kick-boxeur" désigne également les compétiteurs de boxes pieds-poings (boxe birmane, boxe thaïlandaise et Full-contact (kick-boxing sans coup de pied bas).

► Histoire :
Nombreux sont ceux qui pensent que le kick-boxing est un sport originaire de Thaïlande, du Japon ou bien d'une autre contrée du Sud-est asiatique.
Au Japon, dans les années 1950 et 1960, des experts de Karaté et d'autres arts martiaux (Bando et Boxe birmane notamment) organisent des rencontres de plein-contact sur tapis et sur ring, ainsi naissait le Kick-boxing japonais.
À la même époque aux États-Unis, de nombreuses écoles d'arts martiaux organisent également des rencontres de plein impact notamment des disciplines comme le bando (opens sur ring, dès 1962), le taekwondo, le Kenpō, etc . Puis une sorte de révolution s'opère dès le début des années 1970. De nombreux pratiquants de Karaté et de points-fighting évoluant dans les compétitions se sentirent frustrés par les réglementations en vigueur privilégiant le contrôle des touches. Alors, ils cherchèrent alors un système dans lequel on utilise la puissance des coups de pied et de coups de poing, plutôt qu'en les arrêtant avant de toucher l'adversaire, laissant aux arbitres la décision de juger s'ils étaient efficaces. Le Full-contact Karaté et le Kick-boxing américain étaient nés.

► Kick-boxing japonais :
Forme japonaise du Muay thaï et de la Boxe birmane développée après les Jeux Olympiques de 1964 et dans laquelle le règlement permettait de frapper à coup de pied, de poing, de genou et de coude, agrémenté de projections de Judo. Depuis 1993, le kick boxing japonais a pris des ailes grâce au grand tournoi annuel du K-1. La forme de rencontre a changé depuis ses origines et aujourd’hui le règlement autorise seulement : les coups de pied, les coups de poing, les coups de genou directs et les saisies de tronc durant cinq secondes.

► Kick-boxing américain :
Forme de rencontre sportive créée aux États-Unis au début des années 1960. Le terme kick boxing désigne ce que l'on appelle en France une boxe pieds-poings dans laquelle tout type de coup de pied est autorisé au dessus de la ceinture ; et pour les cibles en dessous du bassin, exclusivement les circulaires sur la cuisse et les balayages sur le pied. Aux États-Unis, le terme kick boxing est une appellation « générique » désignant les rencontres de boxe dans lesquelles les protagonistes portent des coups de pied et désigne certaines pratiques martiales d'origines asiatiques (telle le Bando-kickboxing ou Boxe birmane, Bando-kickboxing, boxe thaïlandaise...). Il faut savoir que la plupart des écoles d'arts martiaux aux États-Unis, en plus de promouvoir leurs propres disciplines, participent très souvent à des opens dits de « kick boxing ». À l’Etranger, le kick-boxing ne se présente pas en sport à part entière comme en Europe, mais en discipline de compétition (règlement) réunissant différents styles.
D'après les écrits de champions américains les premiers combats sportifs sur ring et sur tatamis, dateraient de 1962 (notamment les tournois sur ring de Bando-kickboxing), développés par des styles variés comme le Bando, le Karaté, le Taekwondo, le Kenpō, etc. Mais c'est en 1976 que naissait officiellement le kick-boxing américain suite à la mise en place d'une fédération de champions professionnels de Karaté Full-contact, la World Kickboxing Association (WKA). Ceux-ci, souhaitaient rencontrer les Asiatiques dans une forme de rencontre avec percussion dans le membre inférieur. Boxe complète, associant les techniques de poing (boxe anglaise) et de pied (Karaté, Taekwondo, Boxe birmane, Muay thaï, etc.). Pour des raisons de différentiation d'activité, en Europe comme sur le continent américain, on distingue deux types de rencontre de kick-boxing : la version avec coup de pied bas (frappe dans les cuisses) et le kick boxing sans low-kick que nous appelons en Europe Full-contact (ou boxe américaine). Cette dernière, est gérée en France par la Fédération française de full contact et disciplines associées (FFFCDA) alors qu'un autre organisme, la Fédération de Boxe Américaine (FBADA) rassemble également de nombreux pratiquants (depuis 2007, la FFFCDA a obtenue la délégation de pouvoir ministérielle pour cette dernière discipline).

Dans la plupart des pays un seul organisme associe les différentes disciplines de combat et d'arts martiaux notamment les boxes pieds-poings (Full-contact, kick boxing et Thaï-boxing) ce qui n'est pas le cas de la France où les dirigeants des différentes fédérations de boxes pieds-poings ont du mal à s'entendre !? Les fédérations internationales de kick boxing les plus représentées dans le monde sont : la World Kickboxing Association (WKA) (la plus ancienne et née en 1976 aux États-Unis), l’International Sport Kickboxing Association (ISKA) (International Sport Kickboxing Association (ISKA)) (née en 1986 lors de la régression de la Professional Karate Association (PKA) et la World Association of KickBoxing Organizations (WAKO) fin des années 1970 en Allemagne.
En France, suite à des distentions de dirigeants de boxes pieds-poings, le Ministère de la Jeunesse et des Sports a donné (d’autorité !!!) la délégation de pouvoir pour le kick-boxing à un seul organisme. Du côté international, les deux antennes françaises, la Fédération WKA-France et la Fédération ISKA-France assurent la représentativité internationale de la discipline à côté des autres sports de combat et arts martiaux notamment les boxes pieds-poings : Full-contact et Thaï-boxing.

► Techniques :
Les techniques de bras (coups de poing) sont reprises de la boxe anglaise, pour les techniques de jambe (coups de pied) elles sont identiques à celles des arts martiaux et peuvent être portés sur l'ensemble du corps (tête, buste et cuisses). Également pour le kick-boxing japonais les coups de genou sont portés sur le tronc et la face.


 

Muay Thai

Le Sillapa Muay Thaï, Muay Thaï (thaï : มวยไทย), parfois appelé Boxe thaïlandaise est un art martial créé pour les militaires au XVIe siècle.

Aujourd'hui, la boxe thaïlandaise est pratiquée dans le monde entier par des personnes de tous âges, et de tous niveaux. Cet art, dit dangereux, est tiré des pratiques martiales ancestrales, notamment dans ce qu’on appelle en Occident le muay-boran (boxe traditionnelle) et du Krabi krabong (pratique avec les armes) qui, tout comme la boxe thaïlandaise, nécessite des aptitudes physiques telles que la souplesse, les réflexes, la puissance et la force, mais aussi des aptitudes mentales comme la volonté, le courage et le respect.

Le muay thaï est donc un descendant du muay-boran. Dans ce dernier on trouve plusieurs styles issus du régionalisme et de certaines pratiques martiales traditionnelles (notamment pour quelques unes elles sont inspirées du comportement animal). Parmi les styles les plus connus, on trouve :

le muay-chaiya (style du Sud), ce style du XIXe siècle ou muay giow, met l’accent sur la vivacité d’esprit afin de trouver des stratégies efficaces. La posture est anguleuse, la défense est privilégiée et les techniques de coudes et genoux sont particulièrement marquées. On utilise des techniques issues des animaux (tigre…).
le muay-korat (Est et Nord-est), privilégie un travail en force, telles les techniques de buffle
le muay-lopburi (région centrale), l’accent est mis sur une gestuelle intelligente (travail sur les variations de trajectoire et les feintes d’arme)
le muay-thasao (Nord), les techniques consistent à prendre de vitesse l’opposant
et les styles thématiques tel les techniques du singe blanc hanuman.

À propos du muay-boran, il y a une expression qui énonce les principaux styles selon la formule : « Le poing puissant du Korat, l’esprit du Lopburi, la posture du Chaiya et la vitesse du Thasao » (thaï : หมัดหนักโคราช ฉลาดลพบุรี ท่าดีไชยา เร็วกว่าท่าเสา). Ces pratiques non compétitives de l'art thaïlandais sont regroupées (en Thaïlande) dans le vocable mae mai muay thaï .

La pratique de la boxe thaïlandaise est considérée comme sport national en Thaïlande. De nombreux petits clubs d'entraînement (appelés camps) parsèment le pays et accueillent les jeunes garçons à partir de sept ans. Les combats importants sont régulièrement retransmis tous les samedis et dimanches par les chaînes de télévision. Les deux stadiums les plus connus de Bangkok, où se déroulent les combats sont le Lumpinee et le Rajadamnoen. Ces endroits sont connus dans le monde entier et sont considérés comme la référence en Muay Thaï. Le Lumpinee est situé sur Rama IV Road, proche du Lumpinee park et le Rajadamnoen est situé sur Rajadamnoen Nok Road en face du quartier général de l'armée royale thaïlandaise. Chez les professionnels, le combat se déroule en 5 rounds de trois minutes. Il est précédé par une danse rituelle : le Ram Muay durant laquelle le Nak Muay (boxeur) porte le Mongkon (bande de tissu autour de la tête pour manifester le respect à son entraîneur et pour optimiser sa perception mentale), qui est composé de gestes codifiés exécutés par les deux adversaires individuellement et qui sont propres à chaque école ou style. Un petit orchestre composé d'un tambour, d'une cymbale et d'une flûte nasillarde, rythme les rounds. Les coups autorisés sont les suivants : coups de poing, de coude, de genou et de pied. Les corps-à-corps peuvent durer et sont l'occasion de coups de genou, ils peuvent se terminer par une projection de l'adversaire ou être interrompus par l'arbitre. L'usage des coups de coude est rare lors de la plupart des combats de boxe thaïlandaise hors Thaïlande ; cela pour ses raisons de dangerosité. Les coups de pied circulaires sont souvent délivré avec le tibia. Ces derniers les plus usités peuvent être considérés comme les « coups de base » du boxeur thaïlandais.

Les télévisions du monde entier retransmettent les grands combats de Muay Thaï en Thaïlande et au Japon particulièrement le spectaculaire tournoi du K-1 (kick-boxing japonais) avec ses 20 000 spectateurs et ses bourses de plus de 200 000$. Cette forme déguisée de Muay Thaï a été influencée également par de nombreuses pratiques du Sud-est asiatique, notamment par la boxe birmane (lethwei) et la boxe laotienne cousines du Muay Thaï.

► Historique :
En 1411, à la mort du roi Sen Muang Ma, ses deux fils Ki et Fang voulurent s'emparer du pouvoir. Comme leurs armées respectives n'arrivaient pas à se départager sur un champ de bataille, ils décidèrent de régler leur conflit par un duel. Chaque camp choisit son meilleur boxeur. Finalement, l'homme de Fang fut battu, et Ki monta sur le trône. La technique de combat de son « boxeur » fit école…

La légende raconte qu'en 1767, en pleine guerre birmano-thaïlandaise, Naï Khanom Tom, soldat et boxeur fut prisonnier du camp adverse et opposé à dix champions birmans qu'il mit KO. Devenu héros national, les Thaïlandais lui rendent hommage chaque année à l'occasion de la "Nuit des boxeurs".

Au XVIe siècle, le Muay Thaï faisait partie de l'entraînement militaire. Il atteignit son plus haut degré de popularité au début du XVIIIe siècle, sous le règne de Pra Chao Sua, "le Roi Tigre". C'était le passe-temps favori de la population ; chaque village organisait des combats régulièrement. Le roi, qui était un boxeur de première force s'amusait à défier les champions locaux ! À l'époque les combattants protégeaient leurs poings en se bandant les mains avec du crin de cheval. Plus tard, le crin fut remplacé par des bandes de coton maintenues avec de la glu. On se servait de coquillages ou d'écorces d'arbres, comme coquille ! Parfois, avec l'accord des deux boxeurs, des morceaux de verre pouvaient être amalgamés dans la glue des bandages.

À cette époque, les combats se déroulaient sans catégories de poids ni de limite de temps.

Considérée comme dangereuse, voire mortelle, la boxe thaïlandaise fut interdite en 1921. Puis, vers 1930, elle réapparut en adoptant les règles de compétition et les techniques de poings de la boxe anglaise (gants, ring, etc.). Le développement du tourisme en Thaïlande la fit découvrir aux Occidentaux. Elle est là-bas un enjeu social considérable pour la jeunesse. Les combats se déroulent selon un rituel fascinant. Les boxeurs, avant de combattre, se mettent à genoux et prient. Et tout le match se déroule sur un fond musical joué « en direct » par une petite formation de musiciens thaïs.

Le Muay Thaï est une des plus anciennes des trois disciplines pieds-poings héritées des techniques asiatiques (avec la boxe birmane et la boxe laotienne). Elle s'est d'abord répandue en Hollande puis est venue très vite en France concurrencer le full-contact dans sa version «garantie d'origine» et dans sa version japonaise, le kick-boxing japonais.

Utilisant huit armes (deux poings, deux pieds, deux genoux et deux coudes), le Muay Thaï est surtout un sport très complet. Il suppose une très grande vigilance car le coup peut venir de partout. Les saisies permettent au boxeur thaï de temporiser. Quant aux projections, elles n'apportent pas de points, elles sont seulement le moyen de sortir d'un corps-à-corps (indépendamment de leur impact psychologique).

Avec la célèbre boxe birmane (bama lethwei), elle a la réputation d'être la plus violente des cinq disciplines pieds-poings - opinion qui n'est pas partagée par les pratiquants eux-mêmes, qui estiment que toute technique peut faire l’objet de contrôle. On lui reproche surtout de répandre l'idée que tous les coups sont permis. Roger Paschy, un des pionniers de ce sport en France en parle ainsi : « (...) La boxe Thaï (Muay Thaï) ne peut être un sport que les gens qualifient à tort et à travers de sport de voyou. Il nécessite beaucoup de volonté et d'assiduité. Mais, comme dans toute activité sportive, le professeur a un rôle fondamental dans la formation de l'élève. L'état d'esprit de l'enseignant aura une influence considérable sur le disciple ».

Sport national et véritable industrie, le Muay Thaï fait vivre environ 200 000 personnes, boxeurs, entraîneurs, commerçants, etc. Cette gigantesque affaire commerciale est gérée par deux organisations composées de promoteurs, qui organisent des combats tous les jours. Le Lumpini, le stade le plus prestigieux et le plus typique est géré par l'armée, tandis que le Radjadammoen, plus moderne situé dans les quartiers chics de Bangkok, est sous la tutelle du gouvernement. Le nombre de pratiquants est évalué à 100 000 et chaque semaine des centaines de combats ont lieu à travers le pays.

► Poids :
Un médecin exécutera un contrôle physique général qui permettra au boxeur (ou a la boxeuse) de faire ses combats ou assauts (version light-contact).
Les opérations de pesée s'effectuent en présence de l'adversaire et de ses assistants, et se déroulent au moins 4 heures avant la rencontre.

► Round :
Les matchs officiels comptent 5 reprises de 3 minutes avec 2 minutes de repos entre chaque round en Thaïlande (voire quelquefois, 1 minute 30 de repos en Europe). Mais en France cela dépend de la « classe » dans la quelle le pratiquant (Nak Muay) évolue. Les "classes" vont de « «D » » à « A » pour les seniors (20 ans et plus).


 

Savate

La boxe française est un sport de combat qui consiste, pour deux adversaires, à se porter des coups avec les poings et les pieds munis de gants et de chaussons. Elle est apparue au XIXe siècle dans la tradition de l'escrime française dont elle reprend le vocabulaire et l'esprit. Renommée officiellement savate en 2002, c'est actuellement une discipline internationale et olympique qui appartient au groupe des boxes pieds-poings.

► Origine :
Lorsque le maître d'armes Michel Casseux dit Pisseux ouvre sa salle en 1825, il est le premier à enseigner l'escrime traditionnelle et le nouvel art de la savate : l'escrime des pieds. Il est vraisemblable que Michel Casseux a réunit tout un ensemble de techniques disparates : style des ruffians, des bandits, luttes paysannes etc. Michel Casseux quelles que soient ses influences et ses inventions personnelles est le véritable inventeur du système moderne appelé Savate. C'est Charles Lecour qui crée en 1830-1840, le sport de combat connu sous le nom de Boxe française en réunissant la technique des pieds de la savate avec celle des poings de la boxe anglaise. La savate-Boxe française se distingue des autres disciplines pieds-poings par le port obligatoire de chaussures et par une technique de coups de pieds dits coups armés. Joseph Charlemont et son fils Charles Charlemont codifieront toutes ces techniques pour en faire la boxe française que nous connaissons aujourd'hui.